Titre : |
Capturer la géo-ingénierie, pas le CO2 |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Daniel Zink, Auteur ; Alain Adriaens, Auteur |
Editeur : |
Kairos asbl |
Année de publication : |
février/mars 2025 |
Collection : |
Kairos num. 68 |
Importance : |
24 p |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
Revues
|
Tags : |
Ecologie Technologie |
Résumé : |
Il est de ces sujets que l’on hésite à traiter, pour diverses raisons : difficulté à trouver des spécialistes en la matière ; crainte de mettre les pieds dans le « complotisme » ; ou encore estimer qu’il y a d’« autres priorités ». La géo-ingénierie fait partie de ces sujets. Ses origines remontant à la guerre froide, tant du côté américain que soviétique, elle est revenue à l’avant-plan depuis une dizaine d’années. Selon sa définition actuelle, elle « prétend délibérément intervenir sur l’environnement à grande échelle, ou intentionnellement modifier le système planétaire lui-même, aux fins de résoudre certaines difficultés écologiques contemporaines, telles que, au premier chef, l’effet de serre additionnel anthropogénique(1). » Est-ce une priorité ? Non, si on se focalise sur la fin du mois plutôt que sur la fin du monde ; oui, si l’on veut prendre conscience d’une mécanique infernale de plus qui nous conduit à l’abîme, pour essayer de l’enrayer. Relève-t-elle du « complotisme » ? À notre sens, non, mais il est possible, dans ce domaine comme dans d’autres, de se laisser exagérément emporter par son imagination. C’est pourquoi nous avons décidé de ne pas nous appesantir sur les fameuses « chemical trails », cette fois-ci, nous laissant le temps de compiler les recherches dans le domaine pour un prochain numéro. Nous ne tirons aucune conclusion définitive à leur sujet. Nous nous sommes également demandé comment faire notre enquête en restant derrière son ordinateur, avec très peu de références bibliographiques disponibles en français (et n’ayant pas vraiment le temps de fouiller dans la bibliographie anglo-saxonne). L’universitaire australien Clive Hamilton a été traduit en 2013 et publié aux éditions du Seuil sous le titre Les apprentis-sorciers du climat. Raisons et déraisons de la géo-ingénierie. Nous l’avons contacté et il a accepté un entretien par écrit à distance… qu’il a saboté en éludant, en fuyant des questions qu’il devait certainement juger trop « politiques » et pas « university friendly ». Hamilton est un grand défenseur de la théorie du réchauffement climatique dû au CO2 — c’est son droit —, mais il pourrait au moins se méfier des dessous de la transition écologique. Ce n’est pas le cas, puisqu’il considère qu’il est « faux de penser que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont des réponses des élites économiques [à la crise climatique, Ndlr] » (courriel du 10/12/2024 à B. Legros). Alors ces technologies sont-elles de gentils dei ex machina qui elle-même tombe des nuages ensemencés ? Un tel déni ou une telle ingénuité laissent pantois ! |
Note de contenu : |
-Front contre la tyrannie technologique p.3-4
-Elisée Reclus en Belgique, dernières années du géographe anarchiste et écologiste p.8-9 |
En ligne : |
http://www.kairospresse.be/journal/kairos-52 |
Capturer la géo-ingénierie, pas le CO2 [texte imprimé] / Daniel Zink, Auteur ; Alain Adriaens, Auteur . - [S.l.] : Kairos asbl, février/mars 2025 . - 24 p. - ( Kairos; 68) . Langues : Français ( fre)
Catégories : |
Revues
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Tags : |
Ecologie Technologie |
Résumé : |
Il est de ces sujets que l’on hésite à traiter, pour diverses raisons : difficulté à trouver des spécialistes en la matière ; crainte de mettre les pieds dans le « complotisme » ; ou encore estimer qu’il y a d’« autres priorités ». La géo-ingénierie fait partie de ces sujets. Ses origines remontant à la guerre froide, tant du côté américain que soviétique, elle est revenue à l’avant-plan depuis une dizaine d’années. Selon sa définition actuelle, elle « prétend délibérément intervenir sur l’environnement à grande échelle, ou intentionnellement modifier le système planétaire lui-même, aux fins de résoudre certaines difficultés écologiques contemporaines, telles que, au premier chef, l’effet de serre additionnel anthropogénique(1). » Est-ce une priorité ? Non, si on se focalise sur la fin du mois plutôt que sur la fin du monde ; oui, si l’on veut prendre conscience d’une mécanique infernale de plus qui nous conduit à l’abîme, pour essayer de l’enrayer. Relève-t-elle du « complotisme » ? À notre sens, non, mais il est possible, dans ce domaine comme dans d’autres, de se laisser exagérément emporter par son imagination. C’est pourquoi nous avons décidé de ne pas nous appesantir sur les fameuses « chemical trails », cette fois-ci, nous laissant le temps de compiler les recherches dans le domaine pour un prochain numéro. Nous ne tirons aucune conclusion définitive à leur sujet. Nous nous sommes également demandé comment faire notre enquête en restant derrière son ordinateur, avec très peu de références bibliographiques disponibles en français (et n’ayant pas vraiment le temps de fouiller dans la bibliographie anglo-saxonne). L’universitaire australien Clive Hamilton a été traduit en 2013 et publié aux éditions du Seuil sous le titre Les apprentis-sorciers du climat. Raisons et déraisons de la géo-ingénierie. Nous l’avons contacté et il a accepté un entretien par écrit à distance… qu’il a saboté en éludant, en fuyant des questions qu’il devait certainement juger trop « politiques » et pas « university friendly ». Hamilton est un grand défenseur de la théorie du réchauffement climatique dû au CO2 — c’est son droit —, mais il pourrait au moins se méfier des dessous de la transition écologique. Ce n’est pas le cas, puisqu’il considère qu’il est « faux de penser que les éoliennes et les panneaux photovoltaïques sont des réponses des élites économiques [à la crise climatique, Ndlr] » (courriel du 10/12/2024 à B. Legros). Alors ces technologies sont-elles de gentils dei ex machina qui elle-même tombe des nuages ensemencés ? Un tel déni ou une telle ingénuité laissent pantois ! |
Note de contenu : |
-Front contre la tyrannie technologique p.3-4
-Elisée Reclus en Belgique, dernières années du géographe anarchiste et écologiste p.8-9 |
En ligne : |
http://www.kairospresse.be/journal/kairos-52 |
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